20 morts et un demi million de déplacés : c’est le bilan des inondations qui ont touché ces dernières semaines le nord du Brésil, un territoire qui va des forêts amazoniennes aux côtes habituellement sèches, selon les derniers chiffres communiqués par l’agence de défense civile brésilienne. Par ailleurs, des mois de pluies intenses ont provoqué l’isolement de milliers de personnes.
Bien que les inondations et les débordements de fleuve aient été enregistrés dans dix états et 270 villes, c’est le département de Ceara, dans le nord est du pays qui est le plus affecté. On y dénombre notamment sept victimes. A San Salvador, capitale de l’état de Bahia, cinq personnes ont trouvé la mort. Dans l’un des états les plus pauvres du Brésil, l’état de Piaui, 25 mairies ont décrété l’état d’urgence. Dans le Maranhão, huit personnes sont décédées à cause des inondations, et plus de 150 000 ont été évacuées.
La Défense Civile a déjà distribué plus de 50 000 rations de base, l’équivalent de 1153 tonnes de nourriture, mais la répartition de l’aide alimentaire est rendue difficile par les nombreuses routes coupées par les fleuves.
Le président Lula a annoncé que cette catastrophe serait « l’occasion » de planifier une nouvelle distribution de la population, afin de construire des maisons dans des zones plus sures.
La situation n’est pas nouvelle au Brésil : fin 2008, plus de 120 personnes avaient péri suite aux inondations dans le sud du pays, et 30 autres avaient été portées disparues.
10/05/2009
Sources : Europa press, El nacional, AOL noticias