La plateforme globale pour la réduction des risques de catastrophe s’est terminée le 19 juin et a rassemblé 1800 participants de plus de 300 organisations régionales et nationales et de gouvernements. Elle a invité les dirigeants politiques à mettre en application des mesures divisant par deux le nombre de décès liés aux risques naturels d'ici 2015. Les discussions ont notamment abouti à la préconisation de mesures pour la réduction des décès et des pertes économiques provoqués par les catastrophes :
• D'ici 2010, établissement d’engagements financiers nationaux et internationaux clairs pour la réduction des risques de catastrophe, par exemple allouer un minimum de 10% de tous les fonds humanitaires et de reconstruction, au moins 1% des fonds de développement, et au moins 30% des fonds d'adaptation au changement climatique, à la réduction des risques de catastrophe.
• D'ici 2011, une évaluation structurelle globale de toutes les écoles et des hôpitaux et d’ici 2015 des plans d'action fermes pour des écoles et des hôpitaux plus sûrs développés et mis en œuvre dans tous les pays exposés aux catastrophes, en incluant la réduction des risques de catastrophe dans tous les programmes d'études des écoles la même année.
• D'ici 2015, toutes les villes principales dans des secteurs vulnérables aux catastrophes devront inclure et assurer l’application de mesures de réduction des risques de catastrophe dans les règlements concernant la construction.
John Holmes, Sous-secrétaire général des affaires humanitaires de l’ONU, a invité les gouvernements à faire preuve d’initiative et de responsabilité dans le prochain examen du cadre d’action de Hyogo 2005-2015.
Juste avant cette conférence, la Stratégie Internationale pour la Réduction des Catastrophes Naturelles de l’ONU a publié un Indice de Risque de Mortalité, évaluant les pays les plus menacés par les catastrophes naturelles telles que les séismes, les inondations, les cyclones et les glissements de terrain.
L’Indice de Risque de Mortalité étudie le risque que la catastrophe ait lieu, mais également l’exposition et la vulnérabilité des populations, en fonction notamment de la façon dont les pays gèrent ces catastrophes en amont et en aval.
Par exemple, la vulnérabilité aux séismes prend en compte la rapidité de la croissance urbaine. D’autres facteurs comprennent les hôpitaux et d’autres infrastructures nécessaires en cas de séisme.
Le Bangladesh, la Chine, l’Inde et l’Indonésie, pays densément peuplés, sont placés en tête des pays aux risques les plus élevés, pour un nombre moyen d’individus à risque en termes absolus.
Mais quand l’Indice est contrebalancé par l’importance de la population, la liste des pays les plus menacés est menée par la Colombie, ainsi qu’un grand nombre de petites nations comme les Comores, la Dominique, Vanuatu et les îles Fiji.
Un Indice « multi » fait la moyenne de ces deux méthodes pour faire un compromis entre les deux perspectives.
Sources : ISDR, Actualité News Environnement